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As an artist, I need to rest réalisé par Sonia Cillari confronte, dans une relation intime, sa personnalité d'artiste à une part inconnue d'elle-même. Sous le regard voyeuriste du spectateur.    

Grégory Chatonsky  met en scène dans Le défilé, la relation de l’œuvre au public en commentant les comportements des spectateurs : chacun d'eux est transformé en modèle de mode. Reprenant ainsi des problématiques exposées par Dan Graham dans Performer/Audience/Mirror (1977).

Patience for the man est inspiré par les processus génératifs et les codes source. Aaajiao (Xu Wenkai) et B6 les examinent comme des formes culturelles plutôt que des sets de commandes de séquences. 

Tarentelle de Marie-Laure Cazin met en scène sa propre bande sonore interprétée par les deux acteurs ainsi que le bruiteur et le musicien. Ce sont eux qui insufflent le mouvement aux images.

Pascale Houbin, Aujourd’hui à deux mains, souhaite réaliser à Montbéliard une scénographie à partir des films réalisés sur place, qui propose au public un parcours dans l’univers du geste, à la frontière de la langue parlée et de la calligraphie visuelle.

Adrien Mondot développe dans La chute comme le début d’un vol, un système de jonglage virtuel à l’aide d’outils informatiques. Artiste pluridisciplinaire son travail se situe au point d’intersection entre l’art du jonglage et l’innovation technologique.

Avec  De l'expérince des choses, Heiner GoebbelsMarc Perroud réalise un documentaire sur la genèse d’une installation sonore et visuelle, une œuvre d’art contemporain transposée au théâtre : théâtre sans acteurs et pianos sans pianistes.

Jonathan Pontier  propose dans Territoires de l'âme un  rituel multimédia, premier voyage intérieur de l'homme par lequel il rêve sa réalité et réalise ses  rêves.

Robert Cahen / Tombe (avec les mots). Des mots, expressions, lettres, entrent dans le champ visuel, se déplacent lentement et tombent de haut en bas, comme dans une sorte d'apesanteur liquide. L’idée du passage une fois encore hante ce travail, mais ici, augmentée d’une émotion particulière et mortifère.

Caroline Grosjean,  à l'endroit... Spectacle chorégraphique et scénographie de l'image se jouent  dans un dispositif épuré et fragile : espace limité, silence et  étroite proximité avec les spectateurs. La mise en scène est spécifiquement axée sur la concentration et la focalisation des sensations.

 

 

Depuis 2007 des programmes de recherche s'intéressent à la cinétique des cultures et essaient de modéliser par des notions topologiques issues des sciences dures, des applications touchant les domaines des relations entre les membres des réseaux humains, l'étude des complexes routiers ou des systèmes informatiques. Cela s'adresse aussi au champ artistique.

Saisir à l'instant une cinétique des corps et des paysages dans plusieurs espaces de représentation et ceci dans une perception continue, où les notions de proche et de lointain ne se réduisent pas à une mesure mais à une déformation.

S'il fallait trouver un nouveau mot pour caractériser les œuvres des artistes en résidence à [ars]numerica et d'une manière générale les œuvres transgenres qu'offrent les virtualités numériques, le terme de topologies portatives pourrait s'y appliquer. Portatives parce que sans fil, légères, transférables numériquement et propices à la navigation.

Date de publication : 15/01/2009
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